Macédoine 2009

Publié le par Dominique 92

 

     Macédoine - 10 avril 22 avril 2009 – 849 km

 

 

10 avril - Roissy Skopje. Avion ponctuel. Vélo intact, malgré l’escale à Ljubijana. Le pick-up de l’auberge est bien là, comme convenu par internet. Belle auberge un peu à l’écart du centre de la capitale du pays - appelé Ancienne République Yougoslave de Macédoine (en raison du conflit avec la Grèce). Jardin, terrasse et … eau chaude, mieux qu’à Tunis. Thé et gâteaux offerts.

 

11 avril – Skopje Skopje – 60 km

Montée tôt matin vers le pic de Vodno à 1066 mètres qui domine la ville.

Découverte l’après-midi de la ville, secteurs occidental et ottoman. Reconstruction hâtive après  l’inondation de 1962 et le tremblement de terre du 26 juillet 1963, après ceux de 518 et de 1555.

 

12 avril – Skopje Gostivar – 80 km

L’auberge est quittée avec regret. Quasi-autoroute avec péage (sauf vélos) jusqu’à Tetovo. Grande ville industrielle avec seulement deux monuments : hammam et mosquée peinte. Encore l’autoroute à la sortie de la ville. Trafic intense nord-sud de poids lourds. La route secondaire est enfin trouvée. Pleine de trous et de nids de poule. Crevaison comme il se doit.. Réparation express avec l’une des trois chambres à air. Les villages se succèdent sans discontinuer. Pique nique avec les achats dans une petite boutique. Arrivée vers 13 heures à Gostivar. Grande ville. Plusieurs hôtels. Après plusieurs renseignements, l’hôtel Balkan grand luxe est choisi. 20 euros payé en euros. La Macédoine est presque dans l’UE.

 

13 avril – Gostivar Ohrid – 112 km

Temps gris et frais. Montée de 30 km vers le col de Straza, 1212 mètres. Au passage du col, il commence à pleuvoir. Arrêt un peu plus bas à Kolari, pris de grelottements. Heureusement, il y a un café rempli d’Albanais. Boisson chaude, sandwich et épais journal plaqué sur la poitrine permettent de repartir. Autre col de Preseka à 1082 mètres. 2ème arrêt survie avant Ohrid, encore le froid. Station-service et café. La guesthouse d’Ohrid, réservée par internet, est vite trouvée. Grand luxe, 10 euros. Hôte accueillant. L’allemand permet d’échanger. Le linge est lavé et séché près du radiateur électrique.

 

14 avril – Ohrid Struga Ohrid – 0 km

Il pleut. Le projet d’aller en car à Sveti Naum, la mythique bourgade tout au sud du lac d’Ohrid, juste avant la frontière albanaise, est abandonné. Juste un car pour aller à Struga, jolie petite station…estivale.

 

15 avril – Ohrid Prilep – 125 km

Départ dans la grisaille, mais la pluie de la nuit vient de cesser. Montée pendant 20 km vers le col de Bukovo (1207 mètres). Facile. Descente vers la ville de Resen, pas d’arrêt. Remontée pour le col de Gavoto (1167 mètres). Un peu difficile. Arrivée trop tôt à Bitola, étape prévue pour ce jour. De plus cette grande ville industrielle semble – à tort – ne pas avoir d’intérêt, donc en route pour Prilep. Encore quelques gouttes de pluie, mais ça sèche vite. La route est presque plate, le vent contre mais pas trop fort. Un hôtel de type soviétique est à l’abandon. Le 2ème est cher, le 3ème est le bon : moins cher (20 euros) et tout confort. La ville, mélange des cultures des Balkans, est dominée par les tours du roi Marko au sommet d’une colline.

 

16 avril – Prilep Veles – 95 km

Enfin le soleil revient. Belle route qui passe entre les collines environnantes. Un col à 998 mètres, mais moins en dénivelé. Puis la longue descente vers la vallée du fleuve Vardar. Changement d’itinéraire. Au lieu d’aller à Kavadarsi, sans intérêt, crochet pour Veles. C’est la route des vignobles. Veles est aussi une ville « historique » de la Macédoine. Réputée - à tort - pour être la plus polluée. Elle est dominée par le Monastère de St Pantelejmon.

 

17 avril – Veles Stip – 60 km

Petit crochet pour le lac de Mlados. Malgré les renseignements, pas d’intérêt. Ciel bleu mais froid dans le petit col avant Stip. Arrivée trop tôt dans cet autre important carrefour. Grimpée vers la vieille ville qui surplombe la nouvelle ville. Pour l’hébergement, deux hôtels, dont un à 20 euros tout confort, sans petit déjeuner.

 

18 avril – Stip Kratovo – 76 km

Encore une demi-étape, cela permet de musarder. Ciel bleu et route presque  plate jusqu’à Zletovo. Rude montée pour le monastère en haut de Lesnovo. Il faut même mettre pied à terre pour les 1ers hectomètres. Un vrai dénivelé de 1000 mètres. Photos de l’extérieur et des fresques de l’intérieur (interdites). Dure descente…pour les freins. L’étape du soir, Kratovo, est au nord. Donc direction Dobrevo. Renseignement pris, la route est caillouteuse. Il faut rebrousser chemin. Redescendre vers Probistip et…remonter vers Kratovo. Pas loin un pic à 1472 mètres. Après ce crochet avec un col  entre 1000 et 1300 mètres, enfin Kratovo atteinte à 13h15. Pour l’hôtel, pas de problème. Il y en a un seul, de type soviétique, mieux qu’à Veles. Immense réception avec ses « employés ». Escaliers de béton et ascenseurs pouvant recevoir les travailleurs des entreprises du peuple. Peintures, plomberie et électricité « en l’état ». La bourgade à 600 mètres vaut cependant la course de jour. Les célèbres ponts, les ruelles ottomanes. Mosquée, église, fresques.

 

19 avril - Kratovo Skopje - 99km

La route reprend ce matin dans la grisaille. Il y aurait aux alentours de Kratovo les « tours volcaniques légendaires ». Impossible de les trouver. Le ciel devient exécrable. Pluie et froid dans la montée du col de Stracin à 692 mètres. Petit crochet pour Staro Nagoricane. Photos interdites. D’où pas de souvenirs de ce qui a pu être vu. L’étape du jour, Kumanovo, est supprimée. Juste un arrêt restauration. L’autoroute est évitée. La route secondaire est plus courte et sans les nids de poule du départ. Arrivée avec un jour d’avance à Skopje. Même auberge, libre, ouf ! Juste après, lourde pluie sur la ville.

 

20 avril – Skopje Skopje - 96 km

Pluie annoncée la veille. Tant pis, il faut y aller. D’abord les églises orthodoxes Saint Nicolas et Saint André à l’ouest. En fait, le ciel se dégage. A Saint Nicolas, le soleil perce les sombres nuages encore épais sur les cimes. Puis Saint André sur les rives du lac de barrage dans les gorges de Treska. Retour à Skopje. Objectif : Saint Marko au sud, sud-ouest. Eglise et Monastère. Le soleil est entrecoupé de passages nuageux. Il suffit d’un rayon ou deux pour deux ou trois photos. Détour au retour pour les flancs sud du Vodno. Cela doit bien monter à plus de 1000 mètres. Descente vertigineuse sur Skopje avec les freins qui ont du mal à faire ralentir la machine. Encore un crochet pour le parc municipal de Skopje. Les crapauds croassent et s’en donnent à « cœur joie ».


21 avril - Skopje et alentours - 52 km

Un aqueduc du 15ème construit par les turcs. D’innombrables arches - 55 sur 200 - encore debout. Difficile à trouver, en zone interdite. Photos interdites aussi selon le guide. Une ou deux feront l’affaire. Après un long détour - encore pas de panneaux comme souvent en Macédoine – l’église Sveti Nikita, de nouveau haut perchée. Beaucoup de fresques murales en bon état. Les bandes dessinées ou la TV des siècles passés. Plusieurs photos, théoriquement interdites, mais pas de panneaux pour cela. Personne en ce lieu sauf le cycliste. Surgit une dame, sans doute la gardienne. Voyant l’appareil de photo remis sous la veste, elle croit que c’est une icone volée. Craignant pour l’appareil de photo, je ne lui montre pas. Je me sauve.  Elle appelle avec le portable la police qui me croise dans la descente. Arrêt, contrôle et contrôle. Heureusement, j’ai le passeport qui aurait pu rester a l’auberge. Ils me font fouiller le sac à dos et la sacoche avant. Pas d’icones. Les deux flics téléphonent a plusieurs reprises, cherchent sur le passeport le cachet du contrôle de la police à l’aéroport, demandent quel est mon hôtel, etc.
Enfin je peux partir libre. Saint Nikita - et non Nicolas -  aurait pu me couter cher si je n’avais pas eu le passeport. Et cette après-midi il pleut encore. Pas plus de 18 degrés.

Adieu les 849 km acquis parfois non sans mal ou mésaventure comme ce jour. Le carton qui a fait l’aller-retour de la Tunisie est prêt pour réemballer le vélo. Vivement l’avion demain.

 

Dominique Ploux

Publié dans Comptes-rendus

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