Albanie Avril 2012

Publié le par Dominique 92

Albanie - 19 avril 1er mai 2012 – 758 km

 

Programme mis au point au cours des semaines précédentes. Billet d’avion, guide, itinéraire, réservation des gîtes, vélo, bagages.

 

19 avril – Paris Tirana. Retard de l’avion à Roissy. Il manque un passager, mais pas le vélo. Transit tardif à Rome. La correspondance pour Tirana est ratée de quelques minutes. Longue attente pour le prochain vol. Arrivée à Tirana vers 23 heures. Le taxi ne trouve pas l’hostel. Après minuit et sous la pluie, il en trouve un autre.  Ouvert, avec une chambre disponible. L’hôtelier accepte de garder le carton du vélo jusqu’au retour.

 

20 avril – Tirana Tirana. Le carton (qui vient de Chypre) est enfin ouvert. Le vélo est bien dedans, mais … la patte de fixation du dérailleur arrière est écrasée. En la redressant, elle se casse à moitié.  La journée libre a été bien programmée : recherche d’un magasin de vélos. Après longue recherche et moults demandes, le seul magasin de la capitale est trouvé. Quelques minutes d’attente du patron qui va revenir de la Mosquée, c’est vendredi. Pas de vélos de route, mais des VTT. Il repère l’un d’eux : même patte de fixation, vendue au prix du dérailleur, mais ça n’a pas de prix. . Merci Allah. Il reste du temps pour la découverte de la grande ville. Il ne pleut plus. L’hostel réservé est décommandé. Dîner ce soir : pâtes italiennes, comme tout au long du séjour.

 

21 avril – Tirana Shkodër 120 km. Il a plu toute la nuit. Violentes rafales. Départ plein nord, sans pluie, pour peu de temps. La pluie revient. Giboulées et tonnerre de succèdent. Chaque fois, arrêt sous le 1er abri venu. Les cimes des montagnes toutes proches sont noires. Mais le fort vent est favorable, et la route presque plate. Arrivée vers 13 heures. L’hostel réservé est vite trouvé, grand luxe. Tout l’après midi pour la ville longtemps austro-hongroise, et fondée il y a plus de 2000 ans.  Sa citadelle de tous les âges et de toutes les dominations étrangères.

 

22 avril – Shkodër Durrës 119 km. Plein sud au lieu de plein nord. Sur les 1ers km, presque la même route que la veille. A la route nationale, succède la voie rapide, interdite aux vélos. Puis la quasi-autoroute. Il faut faire avec ; pas de petite route de près ou de loin parallèle. De plus, la Police donne son autorisation. Après la bifurcation vers Tirana, la nouvelle autoroute vers Durrës. Le trafic estival doit être intense. Arrivée très tôt dans la ville balnéaire sur les rives de la mer adriatique. L’hostel réservé grand luxe est aussi vite trouvé, grâce au plan repéré sur internet. Visite à pied du centre ville. Ruines romaines et ottomane, architecture austro-hongroise et italienne, églises, mosquée, comme dans beaucoup de villages et villes albanaises.

 

23 avril – Durrës Durrës. Journée libre. Le musée archéologique est fermé pour cause de travaux. Quelques kilomètres à vélo pour la presqu’île au nord, vers l’ancien port romain. Les plages sont au sud de la ville, belles de loin, mais polluées (grand port et dangereuses).

 

24 avril – Durrës Rrhadimë 168 km. Petit déjeuner grand luxe. Poursuite de la route vers le sud. Le ciel est voilé, le vent contre, mais pas trop fort. De nouveau une autoroute, inachevée, sans bande d’arrêt d’urgence, pas beaucoup de trafic.  Ce n’est pas encore l’été avec les hordes de touristes vers les plages du sud.  Traversée de Vlorë pour aller un peu plus au sud l’hostel les pieds dans l’eau. Tout confort. Aller-retour pour Vlorë, station balnéaire : béton plus béton = béton. Charmant petit restaurant à coté de l’hostel avec les autochtones et vue sur la mer (sans les touristes estivaux). Excellentes pâtes italiennes.

                                                                                                                                    

25 avril – Rrhadimë Himarë 20 km. Au départ, toujours vers le sud, le vent est violemment conte. Les hauts sommets tout proches sont noirs. La pluie menace. Après 10 kilomètres, décision est prise : retour à l’hostel pour trouver un minibus, comme vu les jours précédents. Un 1er est complet. Le 2ème est bon. Il prend le vélo démonté dans le petit coffre arrière. Plein à ras bord, dure montée, même pour les 4 roues, sous la pluie et dans la brume. Arrêt restauration au sommet du col dans le célèbre parc naturel Llogara. Juste vu les crêtes des arbres. La route de la descente du col, toujours en minibus, est étroite et dangereuse, tellement la pente est forte. Elle rejoint par moments la côte pour remonter, et serpente ce canyon en canyon. Enfin le soleil revient avant l’étape du soir, Himarë, sur la riviera albanaise. L’hostel réservé est loin du centre de la station balnéaire, et serait fermé selon les renseignements. Il est enfin trouvé et décommandé tant bien que mal. Un autre est en plein centre avec les pieds dans l’eau, comme le précédent. Un autre cycliste y arrive au même moment. Un français de Lyon, en vélo couché et lourdement chargé du matériel de camping. Il a mis 2 jours pour franchir le col, et repartira poursuivre le lendemain le tour de la Méditerranée. Dîner dans un des rares restaurants ouverts en basse saison. 

 

26 avril – Himarë Vlorë Rrhadimë  53 km. Retour à Vlorë avec le minibus qui part à 7 heures du matin. Grâce au décalage horaire, il fait jour depuis longtemps. Enfin soleil radieux. Pas de halte au sommet. Visite de la ville portuaire le matin. Excursion l’après-midi pour la presqu’île de Zvërnec. Lagune, passerelle en bois, pour aller sur la petite île avec son minuscule monastère orthodoxe. Défense de photographier l’intérieur.

 

27 avril – Rrhadimë Berat 103 km.  Petit déjeuner continental, servi un peu en retard, mais l’étape est courte. Pour la 6ème fois, les 15 km Rrhadimë- Vlorë dans un sens ou l’autre. Remontée vers le nord jusqu’à Fier, avec la même portion d’autoroute en construction. La bifurcation direction nord-est vers Berat n’est pas indiquée, mais les renseignements demandés permettent de la trouver. Enfin la route secondaire, très secondaire. Les traversées des bourgades sont truffées de crevasses, encore pleines de l’eau des pluies des jours précédents. Cela rappelle les petites routes de l’Europe centrale.  La moindre faute d’inattention peut coûter cher. Puis un col avec un monument célébrant la résistance albanaise pendant la 2ème guerre mondiale. Au loin les cimes enneigées qui doivent culminer à plus de 1000 mètres. Après la bifurcation sud-ouest vers Berat, la route est enfin meilleure. Confortable descente de 15 km dans la vallée de la rivière Okum jusqu’à Berat, la ville aux « mille fenêtres ».  L’hôtel réservé est décommandé. Un autre est repéré en faisant un 1er tour dans la ville, davantage auberge et plus typique. Il est dans une ruelle pavée et creusé dans la roche, avec petites chambres.

 

28 avril – Berat Berat 0 km. Découverte de la ville, d’origine ottomane, restée intacte. Colossale forteresse sur un piton rocheux qui domine la ville. La vieille vile est en deux quartiers, de part et d’autre de l’Osum, rivière torrentueuse. Maisons en escalier le long des pentes, toutes blanches, parfaitement restaurées. Plusieurs mosquées et les églises plus récentes.  Berat est bien l’une des plus belles villes, sinon la plus belle de l’Albanie.

 

29 avril – Berat Elbasan 110 km. Il faut quitter avec regret la sympathique auberge, après un excellent petit déjeuner. Le soleil est d’un bleu azur limpide. Le patron avait préconisé des routes « tertiaires » presque directes pour Elbasan. Elles seraient selon lui cyclables. Le trajet de la veille incite à prendre les routes secondaires, avec un itinéraire plus long, mais moins risqué, celui du plan de route. 30 km avec des crevasses, 20 km d’autoroute de Lushnjë à Progozhinë, en sens inverse de la route du 24 avril. Puis 60 km sur la petite route secondaire en bon état dans la vallée de la rivière Shkumbin. Elbasan est atteinte en début d’après-midi. L’hostel réservé est vite trouvé, grâce à l’amabilité des aurtochtones, ici comme partout en Albanie.  La ville ne présente pas beaucoup d’intérêts : le bazar aux multiples tentations, les parcs pleins de citadins avec enfants à la tombée du jour. Dîner au dernier étage d’un complexe commercial et logements de type « soviétique ».

 

30 avril – Elbasan Tirana 65 km. Dernière étape. Quitte sans trop de regrets l’hôtel tout confort mais impersonneL Après 5 km, montée vers le col de 592 mètres. Assez dur Une voiture chauffe, deux passagers qui ont la nausée. Un chien errant qui ne court pas après le vélo. Belle descente, chaleur presque estivale, Erreur dans les immenses faubourgs de la capitale avec long détour. L’hostel des 1ers jours, caché dans l’une des innombrables ruelles du centre ville, est enfin retrouvé grâce aux renseignements fournis par la Police. Tout est bien qui finit bien. Le carton du vélo a été gardé.

Poursuite de la visite de la capitale le lendemain. Avion pour Paris le surlendemain.

 

Encore un beau périple en forme de grand huit. L’Albanie est un pays à découvrir.

 

Dominique Ploux

Photos sur le Blog : http://vellibre.over-blog.fr

Publié dans Comptes-rendus

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