Maroc du Nord 2008

Publié le par Dominique 92

25 février - Courbevoie Tanger. Le shuttle commandé arrive en avance à 18 heures. En route pour Orly. Arrivé rue de Rome, il fait demi-tour, direction … Roissy. Erreur de sa part. Attrape au vol un taxi. Arrivée à Orly juste à temps. Le VTT acheté en 2007 pour Madagascar est embarqué.

26 février - Découverte de Tanger. La métropole du nord. Vieille ville, kasbah sur les hauteurs, médina dans la ville basse, ville européenne du temps des espagnols, énorme port.


27 février - Tanger Larache - 96 km. La route nationale vers l’ouest contourne les immenses faubourgs et
l’autoroute. Elle longe plus ou moins la cote. L’océan atlantique est parfois tout proche. Vagues furieuses, marinas grand luxe comme à Dubaï. Longue halte à Asilah, port et forteresse d’origine portugaise. Visite forcée avec un pseudo-guide. La route est ensuite plus facile malgré le vent contre. Autre étape à Larache, également port, forteresse, plus cimetière tout blanc dominant la falaise. Petit hôtel vite trouvé grâce à un aimable autochtone.


28 février - Larache Moulay-Bousselham Souk-El-Arba 124 km. Après les premiers kilomètres sur la
grande nationale, la petite route bifurque vers la cote. Il faut sans cesse demander la direction. Pas de panneaux. Chaussée en mauvais état, le VTT trouve son utilité. Quelques erreurs. Arrêt buffet copieux à Moulay-Bousselham. Port de pêche au bord d’une crique et charmante station balnéaire. La route secondaire est ensuite parfaite. Le vent devient favorable et c’est presque plat. Arrivée à 13 heures à Souk-El-Arba, prévue pour l’étape du soir. Il parait que l’on peut dormir 14 km plus au sud, à Mechra. En fait, il y a un seul grand hôtel trop cher. Demi-tour pour Souk-El-Arba. Un hôtel à 6 euros. Bien pour la nuit. Les 79 km prévus sont devenus 129 km. Enorme souk, cigognes sur le minaret et une antenne relais. Luxueux dîner avec un tagine.


29 février – Souk-El-Arba Meknès - 119 km. Petit déjeuner avec
beaucoup de lait et des galettes chaudes de blé. 68 km dans la brume matinale jusqu’à Sidi-Kacem. Route plate et vide, à part la ligne de

chemin de fer en cours d’électrification. Bravo pour le Maroc qui investit pour le lendemain, sans CO2. Courte halte à Sidi-Kacem. Repart avec l’appareil de photos posé sur le porte-bagage. Il tombe à terre. Miracle : un marocain interpelle quelques mètres plus loin le cycliste négligent et lui rapporte. Allah soit loué. Puis changement radical de décor. La brume fait place au soleil, belle campagne sur les contreforts du Rif, route étroite, parfois dangereuse. Il faut aller sur la caillasse quand les poids lourds se croisent. Rude pente et petit plateau pour accéder à Meknès et à la médina. Un 2ème hôtel-pension simple vite repéré fait l’affaire pour les deux jours de pause. Exploration de la ville arabe, loin de la nouvelle ville du temps du Protectorat français.


1er mars – Meknès Volubilis Moulay-Idriss Meknès – 63 km.
Arrivée matinale à Volubilis, splendeur des ruines romaines, sans les touristes. Détour sur le retour pour Moulay-Idriss, bourgade sacrée bâtie à flanc de falaise. Malheureusement le Mausolée n’est pas accessible aux « non-coraniques ». Le soir et la nuit tôt venue, Meknès et encore Meknès.


2 mars – Meknès Fès – 69 km. Route presque plate , vent contre.
Vite arrivé à Fès. Pension trouvée de suite grâce à l’une des pages découpées du guide. Chambrette sur terrasse en peine médina. Les hautparleurs des multiples minarets tout autour n’arrivent pas à troubler le sommeil. VTT dans le gîte. A pied dans les innombrables ruelles de la médina sans se perdre. Tout à portée du plaisir des yeux et du désir d’acheter.


3 mars – Fès Fès – 22 km. Le VTT permet de parcourir les environs de Fès, dont la forteresse ancestrale
des Mérinides qui domine Fès. La nouvelle ville du Protectorat français est un « confetti » bien à l’écart et étranger au pays.


4 mars – Fès Ouezzane – 152 km. Départ matinal, petit déjeuner dans l’un des rares cafés ouverts,
crêpes au miel. Au sortir de Fès, la route grimpe vers le nord-ouest jusqu’au col de Zeggota. Après le carrefour vers Meknès, la route est presque droite, passe d’une vallée à l’autre, d’un oued à l’autre. Creux de vallées et remontées. Paysage presque vide jusqu’à Jorf-El-Meta. Halte déjeuner avec la nourriture de l’un des étals sur les trottoirs. Après 110 km la route devient pittoresque. Collines couvertes d’oliviers, cactus au bord de la route, hameaux presque comme à Madagascar. Les 7 derniers kilomètres sont durs : montée jusqu’à Ouezzane, dominée par un pic à 2365 mètres. Hôtel grand luxe et pas cher trouvé grâce à un chauffeur de taxi. Le trajet initial prévoyait une étape intermédiaire. Les conditions favorables permettent de bruler cette étape.


5 mars – Ouezzane Chefchaouene – 72 km. Ciel bleu limpide. La
route est la plus belle et la plus dure. Encaissée, dominée par les pics du Rif. D’une gorge à l’autre de l’oued Loukos qui serpente dans tous les sens. Le vent violent est contre, il faut avancer coûte que coûte. Après le carrefour de Derdera, moins de vent, mais il faut atteindre Chefchaouene, la ville la plus haute de la région, à 600 mètres, dominée par des pics de plus de 2000 mètres. Dans la médina toute bleue, splendide pension de style espagnol, trouvée grâce à un pseudo-guide. Toute la soirée pour découvrir l’une des bourgades les plus pittoresques du Rif.


6 mars – Chechaouene Tetouan – 104 km. Nouvelle rallonge. Au
lieu d’aller directement à Tétouan, petite route vers le nord-ouest, le long de l’oued Laou qui rejoint la méditerranée à El-Tetia-de-Oued- Laou. Elle monte d’un piton rocheux à l’autre. Enfin les gorges s’élargissent, descente vers l’immense ria de l’oued. Pause rapide pique-nique. La route remonte le long de la cote, Ca monte et descend sans cesse d’une falaise à l’autre, du creux d’un oued à l’autre. Les derniers kilomètres à l’approche de Tétouan sont enfin presque plats. Le vent favorable aide à atteindre l’étape de la journée pas trop tard : 14h30. Le 3ème hôtel est vite trouvé en plein centre ville. Visite de la vieille ville, harcelé par un pseudo-guide. Petit vol dans la médina. Les papiers ne sont pas dans le sac à dos mais dans la sacoche ventrale.


7 mars – Tétouan Tanger - 108 km. Une fois de plus l’itinéraire est rallongé. Détour par Sebta. La ville
espagnole est contournée pour attaquer le rocher de Sebta. Il culmine à 8742 mètres. La pente est trop rude, le vent contre souffle par rafales. Seule solution : gravir la pente à pied. Pas d’arrêt des voitures ou camions pour les multiples signaux d’auto-stop. Après le somment du col, il faut encore descendre vers les oueds et remonter sur les hauts des falaises. Petit détour vers le cap Malabata : marinas financées par les Emirats arabes. Construction en pleine mer du futur gigantesque nouveau port de Tanger et de l’Afrique du nord. La rade de Tanger est atteinte enfin par une grande route plate. Un petit hôtel est repéré dans la vielle ville au lieu du grand hôtel des premiers jours. Résultat du périple de ce jour : 108 km au lieu des 54 prévus.


8 mars – Tanger Cap-Spartel Tanger - 40 km.
Bref aller-retour pour aller voir les mythiques grottes d’Hercule ouvertes sur l’Atlantique. Le 9 mars, l’avion repart pour Paris.

Les 205 photos, les diaporamas et les expositions
témoignent des 970 km effectués avec le VTT.


Dominique PLOUX

Publié dans Comptes-rendus

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Commenter cet article

Philippe 29/01/2009 16:51

beau travail et bons coups de pédale.
2 petites remarques si tu permets:
1 - la couleur jaune est peu visible
2 - je n'arrive pas à ouvrir toutes les photos de Turquie les n° 6 and co sont vides sur mon ordinateur
mais bravo

Dominique 92 02/07/2009 17:13



Merci. J'ai modifié la page d'accueil. Pour la Turquie, il faut passer le détroit des Dardanelles !