Turquie occidentale 2008

Publié le par D. P.

 

 

7 août – Courbevoie Istanbul. Shuttle et aéroport à l’heure et sans erreur : c’est bien CDG et non Orly, comme pour le Maroc. Avec le vélo des randonnées et non le VTT. Les routes turques semblent mieux convenir. Il fait chaud dans la métropole du nord, mais supportable. Le taxi a du mal à trouver l’auberge. Elle est pourtant à quelques mètres du quartier historique de Sultanahmet. Petite chambre en ½ sous-sol, belle terrasse qui domine la Corne d’or et le Bosphore, avec internet et bière.


8 et 9 août – Première découverte de Istanbul. A pied et avec le vélo, le seul vélo parmi les 12 millions d’habitants. La vieille ville est à portée des roues et des jambes. Le 9, reconnaissance de la route du lendemain, avec la traversée du Bosphore : le viaduc est interdit aux vélos. Il faudra donc prendre le ferry.


10 août – Istanbul Izmit. Le ferry-boat part à 9 heures. Chaleur, mais forte brise. Puis la grande route. Pas très touristique. Trafic intense des poids lourds pour Ankara. Il faut surtout ne pas tomber dans le piège des sorties vers l’autoroute presque parallèle. La brise est devenue un vent violent contre, le vent chaud de l’Asie mineure. Aucun abri. Parfois les courants d’air des poids lourds en estompent la force. Pause pique-nique bienvenue à Gebze, ville industrielle comme celles qui bordent la cote. Nombreux autres arrêts pour remplir les bidons et mouiller le bob dans les stations-service. Tout est offert, y compris le sourire, symbole de l’hospitalité coranique, comme cela sera le cas tout au long du périple. Après 101 km, l’hôtel est demandé à un autochtone et vite trouvé. Grand’place fraiche et ombragée sous les hauts platanes, comme à Aix-en-Provence.

Changement de programme décidé le soir pour le lendemain et pour les étapes suivantes : autobus avec le vélo, sauf de rares exceptions. Les kilomètres effectués avec le vélo seront décomptés selon le compteur.


11 août - Izmit Bursa. Quel luxe de voyager dans un autobus climatisé, avec service à bord, café et eau fraiche. Beaucoup de place dans les soutes à bagages pour le vélo, sans frais supplémentaire. Route à 4 voies, pas de bas-côté, 2 cols à 300 et 400 mètres. Cela aurait difficile avec le vélo. Tout autour des pics à plus de 1000 mètres. Après les 130 km, tout le temps pour aller à l’hôtel réservé depuis Paris et découvrir la ville pittoresque de la route de la soie.


12 août - Bursa Uludag Bursa. Départ au lever du soleil pour escalader le col de Uludag à 1865 mètres. Allah soit loué, pas encore trop chaud et vent favorable. Station de ski l’hiver. Pas de vue sur les vallées. Pas plus de 73 km aller et retour. Du temps encore pour la vieille ville, forteresse, caravansérail, etc.

 

13 août – Bursa Kutahya. De nouveau un autobus confortable pour les 220 km en plein pays. Paysages de champs dénudés et de rocailles, peu de présence humaine. La grande ville étape est célèbre pour ses porcelaines et céramiques et pour le …tremblement de terre de 1974. Le ventilateur de l’hôtel lutte difficilement contre la chaleur de la nuit.


14 août - Kutahya Afyon. Etape courte,89 km, en raison de l’absence d’agglomérations proches plus au sud de la ville étape. Ville superbe : forteresse à 226 mètres dominant la vieille ville avec ses maisons en bois ou stuc de toutes les couleurs, mosquée du 15ème siècle, hammam ancestral. Au loin les immenses faubourgs hérissés de tours en béton, comme tout autour des autres grandes villes.


15 août – Afyon Isparta. 170 km de nouveau avec l’autobus climatisé. Peu à voir à Isparta, à part une statue de bronze d’un militaire de l’époque de Ataturk.


16 août – Isparta Egirdir Isparta. Excursion cycliste pour aller vers le lac de Egirdir, célèbre station balnéaire. Route escarpée, comme dans presque toute la Turquie. Petit crochet au nord du lac pour Barla. Joli paysage, mais presque rien aux alentours. 107 km avec une chaleur supportable.


17 août – Isparta Antalya. Une chaine de montagnes sépare les 2 villes. Montée de 80 km heureusement avec l’autobus, plus de la moitié du trajet. de 130 km. La station des autobus est loin du centre de Antalya, comme dans beaucoup d’autres villes. Le vélo permet de partir aussitôt sans attendre les navettes. Une petite pension sympa est trouvée de suite dans la vieille ville. L’hôtel réservé depuis Paris est aussitôt décommandé. Moins cher, mais non climatisé. Il fait très chaud dans cette ville au bord de la méditerranée. La brise marine est sans effet. Découverte de cette autre ville mythique pour les touristes. Immenses marinas toutes neuves au nord. La vieille ville est sauvegardée. Visite à pied, d’une ruelle à l’autre, d’une crique à l’autre, du haut ou d’en bas des falaises. Arc de triomphe romain, mosquées, basilique, marchés, forteresse, port, etc. Encore une ville à la confluence des civilisations d’Europe et d’Asie mineure.


18 août – Antalya Pergé Antalya. Départ tôt le matin avec le vélo pour aller à Pergé, toute proche, antique ville gréco-romaine. Pas encore les cars de touristes. Seule une équipe d’ouvriers restaurent ou consolident ce qui a survécu aux pillages ou aux tremblements de terre. 40 km aller-retour.


19 août – Antalya Termessos Antalya. Pas plus de 30 km aller-retour pour admirer Termessos, cette autre cité gréco-romaine. Mais il faut pour cela gravir la pente pour accéder au sommet du site. Pas trop dur, ni encore trop chaud, ni de touristes. Sauf des français qui m’offrent de l’eau et qui ont un guide détaillé pour faire la visite …en ma compagnie. Un vrai capharnaüm de pierres sculptées duquel émergent les ruines du théâtre et des temples. Site splendide dominant les vallées.


20 août – Antalya Demre-Myra. La cote est tortueuse, mais l’autobus permet de contempler les rivages sans fatigue. 137 km. Hôtel super confort, 12 euros. Visite des deux lieux qui font la renommée de cette petite ville. A Demre : Basilique Saint Nicolas (La légende de Saint Nicolas y trouve son origine). Elle est encore debout et bien restaurée avec ses fresques byzantines. Le site de Myra : théâtre gréco-romain, frontons sculptés au sol, immense nécropole rupestre creusée dans la falaise verticale dominant le site. Seulement 30o à 17 heures au lieu des 38o d’Antalya, avec en plus une douce brise.


21 août – Demre-Myra Fethiye. Encore un autobus climatisé pour les 181 km. Col à plus de 1000 mètres. Un pic à 3000 mètres n’est pas très loin. Courte halte boisson dans une auberge. Pas de détour pour Xanthos et ses ruines. Pas loin du port, une petite pension un peu moche à 10 euros. Tente d’aller vers le col de Olüdeniz. La pente est trop rude. Demi-tour après 6 km.


22 août – Fethiye Köcegiz. Seulement 63 km avec l’autocar. « Pensyion » luxe et pas chère : 9 euros. Aller-retour pour la chute d’eau et le bain dans le petit bassin au pied de la chute. Des enfants sautent du haut de la falaise. Retour par la petite route des marais du grand lac intérieur. Le soir est projeté en plein air Yasmina, film en allemand sous-titré, dans le cadre du célèbre festival du cinéma annuel.


23 août – Köcegiz Milas Söke. Autobus pour Milas. 122 km. Deux hôtels chers, plus de 20 euros. Les autres sont fermés. Chaleur extrême 41o. Pas d’intérêt malgré le guide. Changement de programme. Attrape un autocar pour Söke. 83 km de plus. Il contourne la ville et oublie de s’arrêter. Le vélo permet d’aller dans le centre ville. Bon hôtel 3* à 9 euros trouvé à 18 heures. Il est temps.


24 août - Söke Kusadasi. Autant vaut mieux aller à Kusadasi à vélo. Seulement 21 km, température matinale encore fraîche, vent favorable, moins de 30o, pas trop de dénivelé, mais trafic intense. L’auberge réservée depuis Paris est vite repérée. Accueil chaleureux, chambrette simple à 7,5 euros sur patio intérieur. Kasadasi, le paradis, Milas, l’horreur est oubliée. Visite de la ville à vélo, puis aller-retour pour repérer Ephèse, le but de demain. Cela fait 80 km pour la journée.


25 août – Kusadasi Ephèse Kasadasi. Malgré un départ matinal pour rejoindre la ville mythique de Ephèse, la température monte vite à 40o. La ville se trouvait à l’époque gréco-romaine au bord de la mer. Ce fut un port. Aujourd’hui, loin à l’intérieur des terres. Ruines fastueuses. Bibliothèque, cirque, temple, etc. En partie restaurées par des archéologues germaniques. Juste à coté la ville de Selçuk, avec les ruines de la fameuse basilique Saint Jean, presque aussi grande que celle de Rome. Pas plus de 50 km ce jour.


26 août – Kusadasi Izmir. 96 km. Autobus plein. Comme d’habitude réservé la veille. 26o seulement à l’intérieur grâce à la climatisation. Beaucoup de chance pour trouver un bon hôtel pas trop cher dans l’une des villes les plus touristiques de Turquie : Smyrne, grecque jusqu’en 1922, la plus belle cité d’Asie selon Tacite.


27 août – Izmir. 2ème journée pour poursuivre la découverte de la ville. Rade somptueuse, agora grecque, rues débordantes de boutiques. Pas trop chaud.


28 août – Izmir Bergame. La station « otocar » est à 8 km de la ville. 105 km. Pension grand luxe réservée depuis Paris. Tenue par des allemands. 12 euros avec grand petit déjeuner, dîner gastronomique 6 euros. Juste à coté le site gréco-romain de Pergame. Entrée chère, 12 euros et non 7 comme indiqué dans le guide, et site décevant. De plus ciel gris et quelques gouttelettes, et oui ! Les ruines ont été dévastées ou pillées : la célèbre monumentale frise de l’acropole est à …Berlin, et a survécu à la destruction de la capitale allemande.


29 août – Bergame Ayvalik. La météo est propice pour joindre à vélo les deux villes. 62 km, fort vent favorable, route presque plate dans la plaine proche de la mer, un peu au-dessous de 30o. La troisième pension est enfin trouvée : grand luxe 12 euros. Magnifique rade. Plages à l’infini. Le 1er bain dans la mer. Parmi la foule, seules deux femmes musulmanes sont dans l’eau revêtues de la tête aux pieds de tenues de bain pudiques.


30 août – Ayvalik çanakkale. Confortable autobus pour 168 km. Déjà 35o dehors à 10 heures. Il a du mal à monter vers le col qui culmine à 776 mètres. Allah soit loué, le vélo est dans la soute. L’auberge dite de jeunesse a été réservée depuis Paris, plein centre ville. Après négociation, ce n’est pas un dortoir, mais une chambrette au même prix, 12 euros. Autre ville mythique, la porte du détroit des Dardanelles. Citadelle avec les canons français, allemands et turcs de la guerre meurtrière de 1915, voulue et perdue par la France et ses alliés. Début de la résurrection de la nation turque, confirmée peu après par Ataturk.


31 août – çanakkale Troie çanakkale. Le vélo pour aller dans cet autre lieu mythique, la ville de Troie. Ruines rares, fouilles ici ou là. Mystère de ce qui fut une opulente cité loin de tout. Vent favorable à l’aller, violemment contre au retour, 12 km/h. 66 km durement acquis.


1er septembre – çanakkale Gelibolu. Seulement 51 km. Pourquoi pas le vélo ? Traversée du détroit avec l’un des ferry-boat. Le long de la cote, presque sans cotes, vent violent contre. 16 km/h de moyenne. Hôtel simple mais bienvenu.


2 septembre - Gelibolu Tekirdag. Brève étape motorisée de 165 km en Europe.


3 septembre Tekirdag Istanbul. Il y a un autobus direct pour l’ancienne capitale. Plusieurs kilomètres pour aller avec le vélo depuis l’énorme station OTOCAR jusqu’au centre ville. La même auberge qu’au départ est vite retrouvée.


Du 4 au 5 septembre, allées et venues à vélo dans la ville à voir et revoir.

Avion le 6 avec 329 photos mises sur les diaporamas. 150 seront tirées sur papier en 20/30.


Dominique Ploux

Publié dans Comptes-rendus

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Commenter cet article

Brigitte PLOUX 24/12/2008 09:34

Une bien belle reconnaissance officielle de la part de sa famille.
Il méritait bien cela ce grand héros du vélo. Grâce à lui nous parcourons le monde toute l'année.
Souhaitons lui de pouvoir continuer sa passion de longues années encore et de nous la faire partager à travers ses si beaux reportages.
Merci Dominique et bravo à l'auteur du blog.

Dominique 92 02/07/2009 17:20


La famille sont les 2 frères qui ont "conspiré" pour monter le Blog.


Olivier 21/12/2008 16:27

Super blog ! Longue vie à Vél'Libre !!!